2020 : installer des paysans et se libérer des pesticides pour pas cher

29 décembre 2019 Publié par

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Le retard de la France pour protéger ses ressources en eau, en particulier des nitrates et des pesticides, a contraint le gouvernement à faire voter une loi qui ouvre, en fait, de formidables perspectives écologiques aux élus qui voudront bien s’en emparer. De belles étrennes pour qui veut agir en 2020.

Le 19 décembre 2019, l’Assemblée nationale a adopté définitivement la loi relative à « l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique ». Parmi les nombreux articles de cette loi, on peut lire qu’« à la demande de la commune ou du groupement de communes compétent pour contribuer à la préservation de la ressource en eau  (…) l’autorité administrative de l’État peut instituer un droit de préemption des surfaces agricoles sur un territoire délimité en tout ou partie dans l’aire d’alimentation de captages utilisés pour l’alimentation en eau destinée à la consommation humaine. » Cette loi peut devenir un outil extraordinaire.

Installer des paysans

Le droit de préemption des communes ou groupements de communes s’exerce sur un périmètre très important puisqu’il concerne les surfaces agricoles situées dans l’aire d’alimentation de captages d’eau (AAC) et donc, bien au-delà des périmètres rapprochés des captages. Cela peut concerner de très vastes zones. Désormais, avec priorité sur la SAFER (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural), il sera donc possible d’acheter toute terre agricole mise en vente. Mieux, l’Agence de l’eau pourra financer l’acquisition à 80 % !

Libérés du poids du foncier, de jeunes paysans pourront alors construire des projets pérennes avec les élus et les habitants de la commune. On sait très bien aujourd’hui que les cantines scolaires peuvent servir des repas bios sans surcoût en se calant sur les calendriers de production.

Se libérer des pesticides

Les pesticides ont fait assez de mal et la loi ouvre désormais une large porte pour préserver les agriculteurs, ceux qui mangent leurs produits et, pour le même prix, la nature. Quel candidat informé et conscient ne s’engagera pas à mettre dans son programme la mise en œuvre de l’article L. 218-1 et les suivants ? Quel élu informé et conscient ne mettra pas à l’ordre du jour du premier conseil municipal la création d’une commission ouverte pour la mise en place d’une zone d’installation de jeunes paysans ? Son mot d’ordre? – Je veux des paysans, des enfants, des administrés en bonne santé !

Le texte de la loi est ici. Les coquelicots, c’est par .

Agissons contre les pesticides

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