Corrections et compléments
17 octobre 2025 Publié par François De Beaulieu
Malgré de multiples relectures, quelques erreurs vérifient la règle: il n’y a pas d’ouvrage parfait. Voici celles qui ont pu être repérées depuis la parution du Dictionnaire des monts d’Arrée. Des articles spécifiques viendront apporter des compléments tant il est vrai que le sujet est inépuisable. Nous ajouterons aussi quelques images restées dans les cartons ou arrivées trop tard comme la vue aérienne de l’abbaye du Relecq (Plounéour-Ménez) que Michael Batt a bien voulu nous confier et qui illustre cette page.
Plusieurs erreurs nous ont été signalées par Michel Penven, Kristian Hamon, Fañch Postic.
P. 118 : 2e col. : Il y a un “en” superflu dans la phrase “Elle mène depuis 1986 une politique d’acquisition, au besoin par voie de préemption.”
P. 119 : La photographie de la carte postale de François Joncour a été prise à Brasparts et non à Botmeur.
P. 156 : 2e col. : le moulin de Kan an Ôd acheté par André Chabal n’est pas situé à Commana mais à Sizun comme on peut le lire dans l’article consacré à Sizun.
P. 172 : 2e col. : “la paysan vida son foin”: c’est bien un homme !
P. 228 : La carte postale de François Joncour a été publiée vers 1915 et non vers 1930.
P. 251, 2e col. : L’article consacré à Alain Derrien devrait se trouver après l’article “Démographie” et le nom de ce remarquable photographe ainsi que le numéro de la page devraient être en caractères gras dans l’index.
P. 278 Récits pour enfants: Il manque le très joli petit livre de Valérie Daubé pour les illustrations et de Pierre Petton pour le texte paru en 2001 (autoédition).
P. 323, 2e col. : “Geffloth”: Gefflot. Ajoutons que Yann-Morvan Gefflot (1931-1995) a eu long parcours de militant et qu’il avait fondé avec Jean-Pierre Viguier le Parti révolutionnaire breton en 1968.
P. 313 : « le plan d’eau devenu communal après les travaux de construction du nouveau pont en 2002-2003 » : en fait le pont a été construit 2001-2002 et inauguré en février 2002.
P. 327 : La photographie en couleurs de la foire de Commana créditée « photo David Queinnec » est en fait une photo prise par Michel Penven et publiée en carte postale par l’association Sur les traces de François Joncour en 1989
P. 348 : 1e col. : Le cinéma Family cinéma que tenaient les parents de Jean-Pierre Gestin à Landerneau était situé rue de la Gare et non rue de la Fontaine-Blanche, comme indiqué par erreur.
P. 354 : « En 1912 quatre carrières emploient 39 ouvriers (dont 24 dans celle de M. Rity) » : M. Ritz.
P. 385 : Légende, La photo représente, bien sûr, l’expulsion des sœurs en 1902 comme sur la page 384 et non une phase de l’inventaire de 1906 comme la légende pourrait le laisser supposer.
481 Jean Le Gall, de Sizun, n’est pas prêtre mais soldat (communication de M. Madeg).
491 Gougi : gouji
515 : François Mallegol est né en 1927 et non en 1929.
P. 631, 1e col. : Châteauneuf-du Faou : Châteauneuf-du-Faou.
P. 669: Légende : Darmoor : Dartmoor.
P. 763, 1e col ; Alors que la famille Kerné a droit à son K initial dans l’article Kergombou, une regrettable distraction a transformé Gildas Kerné en Gildas “Querné”. Toutes nos excuses.
P. 776 : La carte postale de François Joncour a été publiée vers 1904 et non en 1918.
Ajouts
Certains se sont étonnés de ne pas trouver la commune de Lannédern dans le dictionnaire. Si l’enclos paroissial de cette commune est sans doute l’endroit d’où on a la plus belle vue sur les monts d’Arrée, la commune échappe aux principaux critères que nous avons retenus, à savoir :
- Appartenir à Monts d’Arrée communauté (ce qui impose d’inclure Plouyé qui ne répond pas vraiment aux autres critères).
- Appartenir aux yeux de ses habitants et de ses voisins à « la montagne ».
- Disposer de landes et de roches sur une partie significative de son territoire (des espaces remarquables de ce point de vue mais situés à la périphérie de certaines grandes communes ont été traités à part : Saint-Herbot en Plonévez, Montagne de Plougonven, Ménez Meur à Hanvec).
- Être profondément lié à l’histoire des communes de l’Arrée, ce qui est le cas de Locmaria-Berrien, en dépit de son absorption par Poullaouen.
Toutefois, on notera que Lannédern n’est pas ignorée pour autant puisqu’elle est mentionnée 48 fois dans le dictionnaire. Mais on retiendra surtout qu’elle a fait le choix de se tourner vers le sud et non vers le nord au moment où elle a choisi de s’associer à des voisins. Lopérec qui aurait pu basculer à l’ouest a fait, elle, le choix de la montagne.
Jean-Pierre Le Gall, signale un poème évoquant les habitants des monts d’Arrée. Il a été écrit par une institutrice, Anne Péron, qui a tenu l’école de Pennahoat ar Gars dans la campagne de Hanvec (elle a donné son nom à la salle multifonction de la commune) :
Arrière pays, montagne d’Hanvec
J’aime le haut pays des coupeurs de bruyère
comme les gens d’en bas, ceux des bourgs florissants
bien pourvus de troupeaux, de vergers et de champs
nomment ceux qui, pour vivre, ont des crêtes de pierre….
(Au Fil des ombres, 1954)
Marie-Paule et Bernard Kerneis apportent des éléments qui corrigent et complètent la note de Jean-Pierre Le Gall. Le Dictionnaire des monts d’Arrée leur est déjà redevable déjà pour des éléments insérés dans les articles concernant le Ménez Meur et les écoles. On peut consulter leur site avec profit.
Il y a confusion entre 2 lieux :
– Pennahoat ar Gars est situé à l’ouest de la commune près de la forêt domaniale du Gars à une altitude de 60m environ. Rien à voir avec les monts d’Arrée !
– Pennahoat ar Gorré est situé à l’est de la commune à une altitude de 170m environ, dans la section nommée « La Montagne » sur le cadastre napoléonien, à la limite de la région étudiée dans votre livre.
C’est là que Anne Péron (Anne Coadou avant son mariage en 1932 à Hanvec avec Jean-François Péron, sabotier) a été institutrice dans l’école de hameau du 01/10/1929 au 01/10/1937. Elle est ensuite affectée à Trébabu et quitte le Finistère en 1939 pour Saint-Nazaire où son mari a été embauché aux Chantiers navals.
Patrick Hervé signale un long récit évoquant un chiffonnier des monts d’Arrée dans le livre de Guillaume Kergourlay, Le pays des vivants et des morts (An Here, 2001). Il y est question des crins de chevaux qui servaient à faire des tamis.
Édith Nedelec a édité à compte d’auteur en février 2025 une brochure intitulée “Faits divers à Saint-Rivoal au 19e et 20e siècle” (17 €). Sa diffusion très limitée nous avait empêché d’en prendre connaissance et de la citer. On peut y trouver quelques belles photographies (Jean Martin et Alexandre Jaouen allant en charrette chercher de la litière; le forgeron Yves Nedelec, les laveuses en 1947) et des notations intéressantes. Malheureusement la qualité de l’impression est faible (la couverture est floue !) et, surtout, nombre de documents présentés ne sont pas référencés précisément.
Alain Le Moigne a mené une belle enquête pour identifier avec certitude les deux personnes présentes sur la photographie reproduite page 111 qui nous avait été confiée par Joël Allain qui, en toute bonne foi, s’était fié à la mention manuscrite figurant en haut de la photo “Grand-père et grand-mère Allain”. Alain Le Moigne écrit: “J’ai analysé les documents de M. Bastien et avec le concours du Centre généalogique du Finistère ; je me suis plongé dans les actes de naissance, mariage et décès qui ont accompagné cette famille Allain (ou parfois Alain) depuis mes arrière-grands-parents maternels. Je peux affirmer que la première photo est bien celle de François Allain (Alain), né en 1845 au Cloître -Pleyben et décédé en 1928 à Lannédern et de Marie-jeanne Pouliquen née à Kerveen (à confirmer) à Commana en 1851 et décédée en 1929 à Lannédern. La photo a été prise à Perros en Lannédern où ils résidaient et elle est présente dans plusieurs foyers. L’âge des personnes photographiées confirme raisonnablement cette identification car Laurent Allain cité par M. Bastien est décédé à 52 ans et ne peut donc être la personne de cette photo. Ce Laurent Allain est en fait le fils de François et Marie-Jeanne né en 1879 au Cloître-Pleyben et marié à Brasparts avec Marie-Julienne Grall. Il était maçon, établi à Brasparts, et il a eu 7 enfants vivants (et non 2). C’était un des frères de ma grand-mère Anne-Marie née en 1892.”
Paolig Combot nous apporte une précieuse remarque sur le mot “viller” dont il est question p. 211 : la mutation fait que le terme doit être recherché dans les dictionnaires non à la lettre V mais à la lettre G. On peut donc lire dans le Grand Dictionnaire de Francis Favereau la traduction “place villageoise” et nombre de localisation. De même, dans son Dictionnaire des noms de lieux (Le Chasse-Marée ArMen, 1999), Albert Deshayes donne de nombreux exemples. Les deux lexicographes rapportent le terme au latin villaris “de ferme”, “de métairie”, passé par le bas latin villare. Il est notamment à l’origine du nom de la commune de Guilers et serait révélateur de la présence romaine selon Bernard Tanguy. Il n’en reste pas moins qu’à Plounéour-Ménez, il désigne des espaces communs propriétés des villages et ne saurait être rapporté au vu du nombre, à la présence romaine.
Sébastien Thiry a enquêté sur Hervé Prigent, le poète bâtisseur d’un ermitage encore visible sur la droite de la route de Brasparts après le Roc’h Trévézel. Hervé Prigent est né à Saint-Thégonnec le 16 Décembre 1888 et il est mort à Loc-Éguiner Saint-Thégonnec le 1er Juin 1959. Il habitait le village du Kinkiz (sa maison a été détruite). Sébastien Thiry souhaiterait préserver et mettre en valeur la construction pour conserver la mémoire d’Hervé Prigent.
Persévérant dans ses recherches, Sébastien Thiry a trouvé l’article paru dans Le Télégramme du 12 juin 1951 (on peut consulter l’original sur le site de la bibliothèque Yroise). Probablement écrit par René Trellu (voir p. 751 l’article qui lui est consacré dans le DMA), le récit et la photo qui l’accompagne donnent une idée précise de l’ampleur de la construction imaginée par l’artisan pour mettre sa poésie et sa philosophie en valeur.
Par ailleurs, Fanch Postic nous signale le long article de Jean de Trigon paru en 1963 dans les Cahiers de l’Iroise et qui, à défaut de reproduire des photos, donne de longs extraits des textes d’Hervé Prigent et des détails sur sa vie.
Gurvan Lozach nous signale que Thérèse Pouliquen de Plounéour-Ménez, dont on trouve une photo page 124, a donné un long entretien (48 mn) à Hervé Le Bec pour une diffusion sur RKB. Elle y racontait avoir participé au film bilingue de Philippe Durand Soldat fransez diffusé en mai 1983 sur FR3. On peut effectivement la voir sur une des trois photographies reproduites sur le site de la cinémathèque de Bretagne.
Jean Guichoux dont les recherches sur Plouyé et les environs nous avaient été précieuses apporte plusieurs précisions et corrections :
Page 520 : Le manoir de La Haie à Locmaria-Berrien n’a jamais été brûlé lors de la révolte de 1675, ni reconstruit 50 ans plus tard. Aucun manoir ou château n’a en fait été brûlé durant cette période. Les registres de la réformation des domaines de Bretagne de 1678 à 1686 en sont la preuve incontestable, confirmée par les aveux ou déclarations de succession.
Page 559 : à propos des moulins de Plouyé, il note que la présence de quatre moulins tous situés sur l’Elez ou ses affluents : Le Moulin-Neuf ou moulin du Parc (fin d’activité vers 1926, démolition en 1950), le moulin de Pont-Morvan (minoterie en 1926, fin d’activité vers 1985), le moulin de Larlac’h (fin activité après 1946), le moulin de Kerbiquet (fin activité et démolition en 1872). Deux autres moulins disparus sont signalés sur la commune : le moulin de Kéromen, attaché au manoir du même nom était déjà ruiné en 1682, et celui du Garu (non localisé) sur l’Elez fait l’objet d’une procédure impliquant Hervé de Léon, propriétaire de la seigneurie de Plouyé en 1316. Les autres moulins cités pour Plouyé se trouvaient en fait sur les rives de communes limitrophes.
Page 674 : la légende de la photo de la stèle de l’allée Violette à Huelgoat dit que le nom de Robert Boucher y manque. Mais c’est normal dans la mesure où la stèle a été érigée à proximité de l’endroit où les ont été retrouvés les corps des trois résistants alors que celui de Robert Boucher, tué le 3 juillet 1944 à Ty-ar-Hoent avait été enterré sur place par les allemands le jour même. Il a été inhumé dès le 13 juillet à Locmaria-Berrien, sa commune natale.






